Ernst von Steinmetz

Définition et enjeux

Louis Étienne Auguste Hallouin La journée du 14 août 1870, d'après Cardinal von Widdern (1901)

Il en trouve deux : l'un d'ordre tactique, l'autre d'ordre intime. D'abord, les Français pouvaient se reformer pendant la nuit, puis se jeter, à la pointe du jour, sur les fractions avancées des Ier et VIIe corps. On s'explique bien ainsi la nécessité du mouvement de recul, mais non l'utilité de le prolonger jusqu'à la rive droite de la Nied.
En second lieu, Steinmetz était mécontent de « l'émancipation » de ses subordonnés.
Source : Gallica

Louis Étienne Auguste Hallouin La journée du 14 août 1870, d'après Cardinal von Widdern (1901)

Il est seulement re« grettable qu'au cours de ce récit, nous n'ayons pas « l'occasion de montrer ce général se décidant pour une « attaque de sa propre initiative et en toute indépen« dance. »
L'intervention du général en chef.
Dans la première partie de cette étude, nous avons appris à connaitre le tempérament de Steinmetz. Nous savons que, cédant à son caractère trop entier, il ne jugea pas à propos d'orienter ses subordonnés sur la situation d'ensemble, qu'il ordonna seulement de conserver, le 14, les emplacements du 13.
Source : Gallica

Louis Étienne Auguste Hallouin La journée du 14 août 1870, d'après Cardinal von Widdern (1901)

Il adressa à son chef le compte rendu suivant : « Une « reconnaissance me fait savoir que l'ennemi a levé ses « camps près de Metz. En même temps, on entend le « canon, et des fractions du VIIe corps sont déjà enga« gées. Je porte en avant tout mon corps d'armée. »
Manteuffel connaissait le tempérament de Steinmetz ; il n'ignorait pas qu'un grave conflit serait le premier résultat de son initiative. En agissant, malgré tout, suivant sa conscience, il fit preuve d'un grand caractère.
On ne saurait, d'ailleurs, le taxer de témérité, car il eut soin de donner à son offensive un but raisonnable.
Source : Gallica

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