Bataille de Rezonville

Définition et enjeux

Maurice d' Irisson d'Hérisson La légende de Metz (1888)

« La bataille de Rezonville a été appréciée par l'opinion comme une victoire, écrit-il, mais on n'est victorieux que quand on reste maître complètement du champ de bataille et que l'on peut ensuite continuer ses opérations dans la direction voulue. Était-ce notre situation ? Bien s'en faut : l'ennemi avait souffert, mais il restait maître des positions, d'où il menaçait notre flanc gauche à chaque pas que l'armée aurait voulu faire dans la direction de Verdun. Comment entreprendre une marche dans de pareilles conditions de tactique? C'eût été conduire l'armée à une défaite certaine. »
Source : Gallica

Georges Frémont Discours prononcé, le 9 novembre 1891… (1892)

C'est pourquoi la bataille de Rézonville-Gravelotte, le 16 août, fut une véritable fournaise, où généraux, officiers, soldats, se précipitèrent à l'envi et où plus de 800 pièces d'artillerie vomirent la mort. Impossible de décrire la bravoure de nos troupes, qui restèrent invinciblement maîtresses du terrain. Vers les cinq heures du soir, un fait d'armes prodigieux se passa et qui donne le frisson. La cavalerie allemande, qui comptait plus de 4.000 chevaux, paraît sur une crête, qu'elle recouvre comme d'un nuage.
Source : Gallica

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