Georges Frémont Discours prononcé, le 9 novembre 1891… (1892)

Or, l'héroïsme du soldat français qui, au XIXe siècle, a rempli le monde et qui, de Marengo à Austerlitz, de Wagram à Borodino, de Montmirail à Alger, de Constantine à Isly, de Sébastopol à Magenta, ne s'est jamais démenti, ne fut jamais plus sublime qu'en 1870, et voici pourquoi. L'héroïsme est le mépris de la mort pour une grande cause. Mais plus la cause est grande, plus les obstacles à surmonter sont nombreux et difficiles, et plus l'héroïsme déployé est digne d'admiration.
Source : Gallica

Georges Frémont Discours prononcé, le 9 novembre 1891… (1892)

« Soldats, au sabre ! » On vit alors ces 8.000 hommes et ces 8.000 chevaux, divisés en deux groupes, se heurter avec furie, et faire trembler le sol de leur choc formidable. La poussière, le soleil, le bruit du fer, les cris des mourants et l'épouvantable mêlée de ces deux masses de cavalerie firent de cette heure sanglante l'une des plus tragiques que la guerre ait connues. Sur tous les points de la lutte engagée, même héroïsme.
Quand la nuit vint, 16.000 Allemands et 16.000 Français, tués ou blessés, jonchaient la plaine.
Source : Gallica

Georges Frémont Discours prononcé, le 9 novembre 1891… (1892)

C'est pourquoi la bataille de Rézonville-Gravelotte, le 16 août, fut une véritable fournaise, où généraux, officiers, soldats, se précipitèrent à l'envi et où plus de 800 pièces d'artillerie vomirent la mort. Impossible de décrire la bravoure de nos troupes, qui restèrent invinciblement maîtresses du terrain. Vers les cinq heures du soir, un fait d'armes prodigieux se passa et qui donne le frisson. La cavalerie allemande, qui comptait plus de 4.000 chevaux, paraît sur une crête, qu'elle recouvre comme d'un nuage.
Source : Gallica

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