Maurice Loir, L'escadre de l'amiral Courbet (1894)
“ Le Bayard prend la tête suivi de près par le Nielly et l'Éclaireur. La Triomphante, malgré ses treize nœuds, au tirage forcé, ne parvient pas à tenir son rang en serre-file de l'amiral. Derrière elle, la Saône et l'Aspic se surpassent et se couvrent de toile. C'est une course vertigineuse pendant laquelle les machines font des prodiges. Sur le pont, les jumelles sont braquées du côté de l'escadre ennemie, on regarde, on est haletant ; l'émotion s'accroît de minute en minute, alternativement joyeuse ou décevante. Nos navires gagnent d'abord du terrain, puis bientôt ils perdent l'avantage. ”
