Édouard Bouscatel

Résumé

Édouard Bouscatel L'Impératrice et le 4 septembre (1872)

« Vive la République ! » quelque chose qui, sous semblant de panacée, n'est, au demeurant, que perpétuelle bravade pour les couronnes et que menace contre les peuples...
Toutefois, on avait confiance dans la Garde de Paris, et l'on savait dévoué à l'Empire et à la dynastie, son chef, le colonel Valentin qui, dès l'aube, allait à M. Piétri et lui disait : « Je suis prêt, comptez sur moi; où faut-il aller? » M. le colonel Valentin avait tant de fois affiché ses sentiments en faveur de l'Empereur! L'Empereur ! c'était sa seule religion !
Source : Gallica

Édouard Bouscatel L'Impératrice et le 4 septembre (1872)

Mais ce matin je ne viens point, préoccupé de mes attachements personnels, vous parler soit au nom de l'Empereur, soit au nom du Prince Impérial, soit au nom de l'Impératrice, non ! C'est au nom du Pays, au nom de la France, que je fais appel à tout votre patriotisme. Allez à la Chambre, défendez-la jusqu'à la mort, non point dans un intérêt dynastique, mais dans un intérêt du Gouvernement, dans l'intérêt de la représentation nationale, qui, en ce moment, a mission de sauver le pays. Ne la laissez pas troubler dans ses délibérations; ne la laissez pas envahir!
Source : Gallica

Édouard Bouscatel L'Impératrice et le 4 septembre (1872)

Mais Trochu coucha, tranquille, au Louvre. Toute la soirée et bien avant dans la nuit, il reçut le flot d'énergumèmes que son attitude lui avait conciliés. « On criait : Vive Trochu! la Déchéance ! Vive la République!... » On apportait un des mobiles de Ghâlons, soi-disant blessé, et Trochu apaisait... non ! incendiait les esprits en s'écriant : « Les actes de brutalité cesseront et justice sera faite; d'ailleurs le peuple sera armé bientôt, et c'est lui-même qui se fera justice ! »
La révolution du 4 septembre en était encore au vieux jeu, elle voulait avoir son cadavre.
Source : Gallica

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