Léo Larguier,
Le 4 septembre
(1931)
“ Le général de Palikao escalada la tribune. D'une voix sourde, il déclara que l'armée avait dû capituler, que l'Empereur était prisonnier, et il pria les députés de s'ajourner à une heure de l'après-midi. Un long bras se leva, à la gauche de l'assemblée, une main qui protestait. — Je demande la parole ! Tout le monde avait reconnu la voix de Jules Favre. La lumière d'une applique tombait sur sa grosse tête aux cheveux broussailleux, comme irrités, et avec sa lèvre pendante, ses joues aux larges méplats et sa barbe en collier, il ressemblait à un personnage de Daumier. ”
