Résumé

Portrait de Touchatout Touchatout La dégringolade impériale : Seconde partie de "L'histoire tintamarresque de Napoléon III" (1878)

Ils y vont de tout coeur, l'ouvrage avance ; ils attendent avec joie le premier craquement. Encore un peu de courage et l'immense statue va s'effondrer sous leurs efforts.
Au fond, l'armée prussienne défile triomphalement,
tambours et fifres en tête, sur la place de la Concorde.
Au milieu un homme du peuple, un rude!... forte poigne, manche retroussée jusqu'au coude, chemise ouverte, cheveux hérissés.
Le corps penché en avant, il a l'attitude d'un homme qui guette. Son oeil inquiet et menaçant fouille le piédestal où se cachent les démolisseurs. Il les devine, il les distingue.
Source : Gallica

Portrait de Touchatout Touchatout La dégringolade impériale : Seconde partie de "L'histoire tintamarresque de Napoléon III" (1878)

Au Corps législatif, ce fut Emile Ollivier qui annonça cette excellente nouvelle en demandant 50 millions.
En vain la gauche réclama-t-elle la communication des dépêches échangées avec la Prusse pour voir si vraiment il y avait bien lieu d'envoyer au massacre un million d'hommes de part et d'autre.
En vain MM. Gambetta et Jules Favre essayèrent-ils de faire comprendre qu'on jetait la France dans une aventure fatale.
En vain M. Thiers prononça-t-il un véhément discours pour faire ressortir le danger d'une détermination prise aussi à la légère.
Source : Gallica

Portrait de Touchatout Touchatout La dégringolade impériale : Seconde partie de "L'histoire tintamarresque de Napoléon III" (1878)

LA DÉGRINGOLADE IMPÉRIALE 613
Quand Bismarck eut en main toutes ces offres de traités, il se retourna vers MM. Thiers et Jules Favre.
— Voyons, et vous... vous ne mettez pas quelque chose?...
On sait le reste.
— Tenez !... ajouta-t-il, je vous donne la préférence, parce que tous ces gens-là ne me semblent pas trop sérieux. Vous, vous me faites l'effet de deux bons enfants qui ne remuerez pas le monde. J'étais bien décidé à ne pas traiter avec une République, et je crois que, mieux que personne, vous faites mon affaire. Voilà la paix... payez et emportez-la.
Source : Gallica

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