Léo Larguier

Léo Larguier

Résumé

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier Images républicaines (1945)

L'Impératrice se taisait.
Elle avait fait naguère cette promenade dans une calèche des Tuileries, avec un colonel de Cent-Gardes à la portière et la livrée sur les sièges, devant et derrière, bras croisés et chapeaux hauts de forme à cocardes sur les têtes immobiles. Sa jupe de taffetas bleu aux trente mètres de volants froncés cachait presque le pantalon rouge de l'Empereur. Elle portait un grand chapeau de paille tout fleuri de roses blanches et à peu près pareil à celui que Winterhalter avait voulu peindre. Sur les trottoirs, des curieux
saluaient.
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier Images républicaines (1945)

Oui ! La déchéance et la République ! ...
Lorsque le tumulte se fut un peu apaisé, l'orateur reprit :
— Ce que je réclame de vous, c'est que vous sentiez comme moi toute la gravité de la situation et que vous ne la troubliez ni par des cris, ni même par des applaudissements....
Comme des bravos crépitaient, il feignit une surprise navrée.
— Vous violez la règle au moment même où je vous adjure de l'observer! dit-il pendant qu'on riait.
Un citoyen, qui jugeait que tout cela manquait de sérieux et que les choses n'avançaient pas, s'impatienta :
— Pas de phrases, des faits!
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier Images républicaines (1945)

Quelques instants ont suffi pour changer l'aspect et le climat de la ville. Ma pipe allumée, quand je sors du petit débit où j'ai sifflé mon café national sans sucre, la matinée est une fête. Il y a des drapeaux sur toutes les façades, à toutes les fenêtres, à tous les balcons, des bouquets tricolores aux boutonnières de tous ceux qui passent, et, sauf les malades, il ne doit rester personne dans les maisons.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature