Léo Larguier,
Victor Hugo en vingt images
(1935)
“ La foule, silencieuse, montait l'avenue des Champs-Élysées et ces autres avenues qui portent des noms de victoires impériales, de maréchaux, de généraux, et qui vont vers l'Arc de Triomphe. Depuis trois jours, place de l'Étoile et place du Panthéon, des équipes d'ouvriers drapaient des estrades, dressaient des lampadaires et des urnes, clouaient des planches, et l'on pouvait murmurer ces deux grands vers d'un chant funèbre du poète : Oh ! quel farouche bruit font, dans le crépuscule, Les chênes qu'on abat pour le bûcher d'Hercule ! Victor Hugo était mort. ”
