Résumé

Pierre Dufay Victor Hugo à vingt ans: Glanes romantiques

Nous ne savons à quelle fatalité attribuer le silence des journaux quotidiens à son égard; est-ce que par hasard la supériorité d'un écrivain aussi jeune que M. Victor Hugo donnerait de l'ombrage et du souci à quelques hommes de lettres en crédit? Ce serait là un sentiment bien bas, mais au reste bien digne d'un siècle essentiellement jaloux et dépréciateur; car, de nos jours dans le compte que l'on rend des meilleurs ouvrages, il règne habituellement une certaine réserve cauteleuse, assez proche parente de l'envie et de la médiocrité.
Source : Gutenberg

Pierre Dufay Victor Hugo à vingt ans: Glanes romantiques

J'ai appris la fatale nouvelle de Madame Foucher. Dans le premier moment, elle avait caché les deux lettres de peur qu'Adèle ne les lût, elle n'a pu les retrouver depuis.
Du reste, elle m'a dit tout votre chagrin, toutes vos tendres et pieuses intentions pour que la trace de ce cher petit ne s'efface pas plus sur la terre qu'elle ne s'effacera dans nos cœurs.
Adieu, bon et cher papa, console-toi de mon malheur.
C'était hier (12 oct.) l'anniversaire de notre mariage. Le bon Dieu nous a donné une leçon en nous ramenant ce doux souvenir de joie au milieu d'une si vive douleur.
Source : Gutenberg

Pierre Dufay Victor Hugo à vingt ans: Glanes romantiques

Vous avez [Pg 156] un talent vrai et fin, le coup d'œil qui saisit, le style la touche ferme, agile et forte, beaucoup de naïveté, et ce don rare de la lumière dans l'ombre. Ce qui me frappe et me charme dans vos eaux-fortes, c'est le grand jour, la gaieté, l'aspect souriant, cette joie du commencement qui est toute la grâce du matin. Des planches sont baignées d'aurore. C'est bien là Blois, mon Blois à moi, ma ville lumineuse. Car la première impression de l'arrivée m'est restée. Blois est pour moi radieux. Je ne vois Blois que dans le soleil levant.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature