Léo Larguier,
Quarante-huit : récit historique
(1945)
“ A bas la régence ! A bas les députés ! A la porte les vendus ! Vive la République ! Cela tonnait, passait comme un torrent, brandissant des armes de fortune et des drapeaux souillés, trempés de pluie. On entraîne la duchesse d'Orléans hors de la salle et le comte de Paris est sauvé par un garde national, arraché aux mains d'un homme qui voulait l'étrangler. Un vent de démence et d'anarchie soufflait, mais Lamartine était toujours à la tribune où un furieux l'ajustait lentement, comme un chasseur, avec son fusil. ”
