Résumé

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan Histoire des trois journées de février 1848 (1848)

Elle se réveillait de son rêve de dix-huit
ans; elle doutait, elle essayait de se saisir elle-même dans sa propre vie, dans sa foi et dans son espérance, dans ce qu'elle avait voulu poursuivre et qu'elle n'avait pas atteint, depuis soixante années, par deux révolutions, à travers l'empire , la restauration et la monarchie de juillet.
Ce fut alors qu'un homme vint donner une forme à ce qui n'était que le vague instinct des esprits. Il dit : la France est la révolution. Elle veut encore ce qu'a voulu la révolution. La révolution s'est éclipsée un moment à nos regards.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan Histoire des trois journées de février 1848 (1848)

Car le travail est immense, le temps presse. Car déjà frémit sous nos doigts le second feuillet de la révolution que nous avons à tourner. Or, qu'est-ce que ce travail, si ce n'est de faire passer dans la constitution les nouvelles générations d'idées qui ont surgi depuis vingt ans, dans notre pays; d'introduire dans les institutions de la France la charité, l'égalité et la fraternité que nous venons d'inscrire sur la pierre de tous nos monuments ; de distribuer, d'après une mathématique plus aimante et plus équitable, les lumières, les richesses et les instruments de travail.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Pelletan Eugène Pelletan Histoire des trois journées de février 1848 (1848)

Ce sont les combattants de la veille, couverts de la boue des barricades. Quelques-uns sont blessés, plusieurs ont dépecé des chevaux tués sur la place et en portent les lambeaux au bout de leurs baïonnettes.
A leurs pieds, dans la salle du trône, deux rangées de cadavres gisent sur une litière de paille. Ce spectacle sem ble surexciter la colère des assaillants.
Lamartine tente un dernier effort pour les arrêter et les repousser; mais à peine a-t-il paru qu'un sourd cliquetis d'armes bat les murailles, les sabres sont levés sur sa tète, un jeune homme lui pose un pistolet sur la figure.
Source : Gallica

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