Raymond Recouly

Raymond Recouly

Résumé

Portrait de Raymond Recouly Raymond Recouly Le quatre septembre (1930)

Le gouvernement tel qu'il vient de se constituer, par l'effet des événements, beaucoup plus que par la volonté des hommes, ne lui inspire qu'une confiance mitigée. Aussi refuse-t-il d'en faire partie. La solution, telle qu'elle a été prise au hasard, dans le tumulte, n'est certainement pas de son goût. A cette solution révolutionnaire, jacobine, il aurait préféré une solution parlementaire, faisant dépendre le nouveau gouvernement du Corps législatif et non point de la foule, de l'émeute. Les circonstances, plus fortes que les hommes, n'ont pas permis qu'il en fût ainsi.
Source : Gallica

Portrait de Raymond Recouly Raymond Recouly Le quatre septembre (1930)

La foule, envahissant le Parlement, brise, casse en un rien de temps ce moulin à paroles et à motions. C'est fini. Il n'y a plus qu'à fermer la salle des séances où, au lieu de quelques centaines de députés, s'agitent, vont et viennent quelques milliers d'intrus, dégringolant des tribunes, envahissant les couloirs, les travées, s'asseyant, ô sacrilège, au fauteuil, allant même jusqu'à manier la sonnette du président disparu.
Comme le gouvernement, le Corps législatif est dépassé lui aussi.
Source : Gallica

Portrait de Raymond Recouly Raymond Recouly Le quatre septembre (1930)

Il n'y a plus qu'à signer la paix, une paix désastreuse, où le vainqueur dictera ses conditions. Comment faire accepter cette paix par le pays? Quel triste début pour un nouveau régime!
Thiers, très dogmatique, très orthodoxe dans ses opinions militaires, n'a confiance que dans les armées de métier, les soldats professionnels. Or, depuis l'investissement de Metz et la capitulation de Sedan, la France ne possède plus d'armée. Sa puissance militaire est donc réduite à néant. Cette puissance-là ne s'improvise pas. On ne crée pas, du jour au lendemain, des troupes dignes de ce nom.
Source : Gallica

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