Charles Kolb-Bernard,
Une page de l'histoire du 4 septembre 1870
(1873)
“ M. THIERS. — Veuillez vous en rapporter à moi, vous qui m'avez fait l'honneur de me donner une présidence de quelques minutes dans ces douloureuses circonstances. Je m'entendrai avec M. Martel et vos secrétaires pour la rédaction d'un procès-verbal. M. BUFFET. — Ne devons-nous pas rédiger une protestation? M. THIERS. — De grâce, n'entrons pas dans cette voie. Nous sommes devant l'ennemi, et, pour cela, nous faisons tous un sacrifice aux dangers que court la France : ils sont immenses. Il faut nous taire, faire des voeux et laisser à l'histoire le soin de juger. ”
