Résumé

Notice sur le marquis de Talhouët-Roy (1891)

Les adversaires du gouvernement réclamaient la paix avec d'autant plus d'ardeur, que, faute de pouvoir exploiter la paix comme une humiliation, ils comptaient bien accueillir la guerre comme une calamité uniquement due au régime impérial. Le malheur de ces querelles de parti est qu'on y oublie, par ambition, par rancune ou par intérêt, l'intérêt supérieur de la patrie. Heureux ceux qui, au milieu de ces agitations furieuses, se préoccupent avant tout de leur conscience, de la justice et du bien du pays. Tel fut M. de Talhouët.
Source : Gallica

Notice sur le marquis de Talhouët-Roy (1891)

Revenons à M. de Talhouët. Au milieu des tristesses et des deuils de cette crise terrible, il est resté ce qu'il fut toute sa vie, l'homme de cœur, le bon Français qui mettait au-dessus de tout l'honneur et les intérêts de la France. D'autres pouvaient suivre avec acharnement les desseins de leurs ambitions, ou se faire, dans des conjonctures aussi graves, les instruments intéressés des passions de parti. Pour lui, détaché de toute ambition particulière, il ne voulait, il ne cherchait que le bien public dans la liberté et dans l'ordre.
Source : Gallica

Notice sur le marquis de Talhouët-Roy (1891)

En 1876, il se présenta pour le Sénat, et fut élu naturellement en tête de la liste conservatrice. Au Sénat, comme à l'Assemblée, il se montra le champion des meilleures traditions du pays, comme un défenseur résolu de l'ordre social et religieux. Mais cette élection de 1876 devait être sa dernière victoire politique. Son cœur et son âme ne s'étaient jamais guéris des deuils de 1870 et de 1871. Au
bouleversement de la patrie, les uns avaient tout perdu, les autres tout gagné.
Source : Gallica

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