Louis Calemard de La Fayette

Résumé

Louis Calemard de La Fayette Janvier 1864, l'opposition devant l'adresse (1864)

Entre ce que le Gouvernement fait et ce qu'il pourrait faire, il y a toute la distance qui sépare le bon droit et la raison de l'absurde et de l'injuste ; mais au point de vue de l'opposition, il est toujours bon de dire que l'administration est sur une pente pernicieuse. A chaque pas que l'orateur fait dans la loi, il y trouve ou des impossibilités ou des injustices, mais il trébuche beaucoup plus au milieu de ces énormités, que les journaux au milieu des entraves qu'elles créent.
Source : Gallica

Louis Calemard de La Fayette Janvier 1864, l'opposition devant l'adresse (1864)

L'Empire s'est tellement bien prémuni contre l'envahissement des mauvaises passions, qu'il n'a plus aujourd'hui à redouter ces secousses terribles qui venaient périodiquement saper les bases du trône de Juillet. Mais l'édifice impérial est-il aujourd'hui assez bien étayé pour dédaigner les insinuations de M. Thiers, membre d'une opposition où il donne la main droite aux carlistes, oubliant, il est vrai, que c'est lui qui a enfermé la duchesse de Berry à Blaye, et la main gauche, celle du coeur, aux républicains, qui ne songent plus aux définitions de l'attentat des lois de septembre ?
Source : Gallica

Louis Calemard de La Fayette Janvier 1864, l'opposition devant l'adresse (1864)

Le régime parlementaire lui fait toujours tourner la tête du côté où le mirage reflète ses aspirations, et il se garde bien de jamais s'ancrer dans la réalité.
Avec notre constitution, les élections ne sont plus aujourd'hui une course au clocher d'un ministère ; c'est tout simplement l'expression périodique des tendances, des désirs du pays, expression à laquelle les ambitions personnelles sont condamnées à rester étrangères, et voilà ce qui fait le désespoir de M. Thiers et de ses amis de l'opposition.
Source : Gallica

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