Charles Kolb-Bernard

Élements biographiques

Portrait de Charles Kolb-Bernard Charles Kolb-Bernard La révolution et M. Thiers (1873)

Mais là où la lutte, en vue de la domination absolue, devient formidable de la part de la révolution, c'est sur le terrain religieux, sur le terrain de la liberté de l'Église : c'est le duel à mort. L'Eglise a une parole qui provoque incessamment les colères et les haines de la révolution. Cette parole est celle-ci : « Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. » C'est la proclamation du règne de Dieu sur la terre : la révolution n'y veut d'autre règne que le sien. Aussi, lorsqu'elle le peut, elle supprime l'Eglise, elle la spolie, elle confisque ses temples, elle tue ses prêtres.
Source : Gallica

Portrait de Charles Kolb-Bernard Charles Kolb-Bernard La révolution et M. Thiers (1873)

Le régime monarchique, dans sa véritable essence, ne donne pas le pouvoir au roi : il donne le roi au pouvoir. C'est le principe substitué à l'homme ; et c'est pour que le principe subsiste dans des conditions efficaces que le roi ne dépend pas d'un choix arbitraire, mais qu'il est désigné à l'avance par l'ordre de successibilité. Ce droit d'hérédité est beaucoup moins le privilége d'une famille qu'un intérêt national de premier ordre, au même titre que la conservation et la stabilité du pouvoir lui-même. Le roi, dans l'idée monarchique, doit être impérissable aussi bien que le pouvoir.
Source : Gallica

Portrait de Charles Kolb-Bernard Charles Kolb-Bernard Une page de l'histoire du 4 septembre 1870 (1873)

Oui, Monsieur, vous et vos collègues vous avez eu toujours trop de confiance ; vous n'avez jamais voulu écouter nos réclamations : eh bien! vous ne savez pas dans quelle situation nous sommes! A l'heure môme où je vous parle, vous ne vous doutez certainement pas des malheurs qui nous frappent! On endort le pays ; on se tait par prudence, dit-on; mais cette discrétion est un malheur, car vous-même, Monsieur, vous serez obligé d'insérer demain dans votre journal des nouvelles terribles. La situation est perdue ! L'empire est perdu et il perd la France avec lui !
Source : Gallica

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