Résumé

La Crise constitutionnelle en août 1871… (1871)

Je disais donc que, pour savoir si l'Assemblée avait le pouvoir constituant, il ne fallait pas consulter les décrets de ceux qui l'avaient convoquée. Elle puise son pouvoir dans la force môme des choses, dans cette nécessité sociale qui veut que la nation, lorsqu'elle est maîtresse de ses destinées, le soit en entier. Elle le puise dans ce droit immortel qui ne permet pas à des hommes, quelque grands, quelque considérés qu'ils soient dans le pays, quelle que soit leur excuse d'avoir pris le pouvoir, de dire à la nation : Quand tu seras réunie, tu ne constitueras pas.
Source : Gallica

La Crise constitutionnelle en août 1871… (1871)

Vous nous avez accusés d'avoir cherché à faire une équivoque. Il n'y a point d'équivoque : vous avez parfaitement compris ce que nous voulons dire, ce que nous voulons faire. Le système que nous avons présenté, c'est la souveraineté de l'Assemblée, la libre action du pouvoir; ce sont là les deux colonnes du rétablissement de l'ordre où il a pu être troublé. Quand il n'y a pas de sécurité pour le travail, il n'y a ni crédit, ni prospérité à l'intérieur, ni honneur en présence de l'étranger.
Source : Gallica

La Crise constitutionnelle en août 1871… (1871)

C'était l'absorption de tous les pouvoirs par l'Assemblée nationale. Quelle garde, messieurs, la plénitude de ses pouvoirs, c'est son droit, je le reconnais, et nul ne veut le méconnaître; mais, en même temps, qu'elle en partage le domaine et l'exercice : qu'elle fasse la part du pouvoir législatif, et qu'elle laisse l'exercice du pouvoir exécutif à celui qui est son délégué, à celui en qui elle a placé sa confiance.
Source : Gallica

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