Résumé

Jacques Cohen La préparation de la Constitution de 1848… (1935)

Le pouvoir exécutif fut confié sans discussion à un seul représentant. Après maintes hésitations, son élection au suffrage universel fut décidée. Quant aux attributions, on les accumula sur sa tête sans discernement ; on lui accorda le pouvoir de nommer la plupart des fonctionnaires. Ces pouvoirs dépassaient même les prérogatives d'un roi constitutionnel. « C'était rendre la République impossible que de laisser au président le pouvoir qu'avait le roi et de le faire élire par le peuple. Il fallait, ou rétrécir infiniment la sphère de ses pouvoirs ou le faire élire par l'Assemblée (2) . »
Source : Gallica

Jacques Cohen La préparation de la Constitution de 1848… (1935)

Le président, les ministres, les agents et dépositaires de l'autorité publique sont responsables chacun en ce qui les concerne de tous les actes du gouvernement et de l'administration. Toute mesure par laquelle le président dissout l'Assemblée, la proroge ou met obstacle à l'exercice de son mandat est un crime de haute trahison. Par ce seul fait, le président est déchu de ses fonctions ; les citoyens sont tenus de lui refuser obéissance ; le pouvoir exécutif passe de plein droit à l'Assemblée nationale.
Source : Gallica

Jacques Cohen La préparation de la Constitution de 1848… (1935)

Au lieu de déclarations et de promesses faites en tête d'une constitution, il vaut mieux des lois bien faites et appliquées immédiatement : point de droits mais des moyens ; j'aime mieux une bonne loi sur le crédit qu'une maxime pour laquelle on ne donne que des espérances dans un avenir éloigné. Si le peuple ne s'est pas intéressé davantage aux choses politiques, par exemple au suffrage universel, c'est parce qu'on l'a habitué à croire que la politique ne réalisait pas les améliorations qu'il doit désirer.
Source : Gallica

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