Amédée Lefèvre-Pontalis

Résumé

Amédée Lefèvre-Pontalis L'Assemblée nationale et M. Thiers… (1879)

C'est la prétention habituelle et arrogante des républicains de ne reconnaître la voix du pays pour bonne et valable qu'autant qu'elle se prononce en leur faveur. M. Jules Simon n'aurait garde de manquer à cette tactique : « La majorité de l'Assemblée, dit-il au 17 février 1871, commençait sa lutte contre la majorité du pays 2. » Rien n'est plus faux et plus puéril, à cette date surtout, que de tenter une pareille distinction entre deux majorités, distinction dont M. Thiers a tant abusé, et qui serait la négation même de tout régime représentatif.
Source : Gallica

Amédée Lefèvre-Pontalis L'Assemblée nationale et M. Thiers… (1879)

« Les légitimistes sont des coeurs d'or, » disait M. Thiers, moitié railleur, moitié sérieux. Il n'en était pas de même des républicains : ils ne perdaient pas de vue l'intérêt de leur parti, et n'avaient d'autre souci que de le satisfaire. Dès le 16 février, à peine l'Assemblée était-elle constituée par la validation de la moitié de ses membres, une proposition en apparence inoffensive fut déposée sur le bureau. Elle portait ces simples mots : « M. Thiers est nommé chef du pouvoir exécutif de la République française. »
Source : Gallica

Amédée Lefèvre-Pontalis L'Assemblée nationale et M. Thiers… (1879)

Nous avons subi, comme tout le monde, cette aberration politique sans jamais en comprendre le sens et sans en reconnaître la légitimité. Non-seulement nous ne pouvons admettre qu'on expérimente sur un peuple comme sur un sujet d'hôpital, mais nous ne pouvons concevoir qu'une idée pareille soit venue à des hommes d'Etat civilisés... En France, la République est un régime malfaisant et ridicule qui nous ruine en nous humiliant.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature