Résumé

Procès de M. le général Trochu contre le Figaro… (1872)

Pauvres victimes expiatoires ! pauvres enfants ! Pauvre Regnault, grand artiste qui s'est fait tuer si généreusement, croyant qu'il venait aider à sauver la patrie! Vous êtes morts, non pas parce que vous deviez vaincre ; vous êtes morts parce qu'il fallait apprendre aux Parisiens que la défense nationale avait été incapable, et qu'au lieu d'avouer ses torts, elle préférait verser le sang innocent qui a été répandu.
Voilà Buzenval ! voilà Buzenval ! Eh bien ! messieurs, j'ai fini. La preuve est-elle faite? Est-ce que la politique, est-ce que l'Empire ont quelque chose à faire ici ?
Source : Gallica

Procès de M. le général Trochu contre le Figaro… (1872)

Entendez la réponse du général Trochu : il voulait donner sa démission ; il était mal avec les ministres. Les ministres ! la démission ! qu'est-ce que tout cela? La politique dessèche donc tous les coeurs ! Est-ce qu'il s'agit de savoir si vous dominerez le général de Palikao ou s'il restera votre supérieur ? Il s'agit de savoir si, à cette femme désespérée et qui vous tend les bras, vous porterez une parole de consolation et de pitié : voilà tout. Vous ne l'avez pas fait !
Vous ne l'avez pas fait : c'est la culpabilité qui domine toutes les autres.
Source : Gallica

Procès de M. le général Trochu contre le Figaro… (1872)

M. de Villemessant, lui, n'est pas bonapartiste ; il n'a pas appartenu à l'Empire ; et, quant à son défenseur, entendez-le bien, il a dans le coeur des souvenirs ; il n'oublie pas la bienveillance dont on l'honore ; mais quand il a ainsi payé le tribut de gratitude qu'on doit surtout au malheur, il peut se redresser pour dire que, quant à lui, il n'a appartenu à personne, il ne doit rien à l'Empire ni à aucun gouvernement. C'est son in dépendance qu'il affirme, et c'est son indépendance qui plaidera avec lui.
Source : Gallica

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