Agricol Beynet

Élements biographiques

Agricol Beynet,  La grande armée de 1880 (1880)

“ La tyrannie, le despotisme administratif, vont toujours croissant. A New-York et à Boston le peuple subit un gouvernement plus absolu qu'aucune monarchie de notre temps, et on ne conteste plus aujourd'hui que les Etats-Unis ne soient sur la pente qui conduit rapidement au démembrement ou à une dictature militaire. Il voyait juste, le New-York Herald, qui disait, subitement effrayé, en juillet 1873 : « Au-dessus de tout, menaçant et plein de dangers, est cet esprit de césarisme qui envahit notre politique et annonce la destruction de la république elle-même. » ”
Source : Gallica

Agricol Beynet,  La grande armée de 1880 (1880)

“ Pourtant, comme l'illustre favori des muses, en sa prose à effet, définissait bien en 1848, dans une profession de foi, deux sortes de république : la paisible et libérale, la tyrannique et sanguinaire ! Il avait prophétisé la Commune, et comme il se déclarait alors pour la république honnête, il prit parti, naturellement, pour la Commune en 1871. Il mérita d'être appelé le Jupiter Olympien du radicalisme, pour s'être fait le flatteur d'une populace qu'il n'aurait pas touchée avec des pincettes.
La popularité, c'est la gloire en gros sous,
fait-il dire à don Salluste.
”
Source : Gallica

Agricol Beynet,  La grande armée de 1880 (1880)

“ L'Europe voit d'un oeil jaloux la grande unité allemande. Trop de puissances sont intéressées au démembrement d'un empire qui s'est formé à leurs dépens, et une conflagration européenne à laquelle ni la Russie ni l'Italie n'ont rien à gagner, ne pourrait qu'être favorable à la France et à l'Angleterre, en ébranlant le redoutable édifice que Bismarck a fondé sur la destruction de toutes les autonomies locales de l'Allemagne. ”
Source : Gallica

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