Alexandre Chatrian,
Romans nationaux
(1865)
“ La confiance nous était un peu revenue depuis que je travaillais à l'arsenal; mais nous avions pourtant encore de l'inquiétude, car des centaines de semestriers, d'anciens soldats rengagés pour une campagne et de conscrits, passaient le sac au dos avec leurs habits de village. Ils criaient tous : Vive l'Empereur ! et paraissaient furieux. Dans la grande salle de la mairie, les uns recevaient une capote, les autres un shako, les autres des épaulettes, des guêtres, des souliers aux frais du département. ”
