Théodore de Douhet, Un mot sur la translation en France des restes de Napoléon… (1840)
“ Mais, croyez-le bien, l'Angleterre ne pouvait pas seule ourdir cette trame politique ; il lui fallait un complice en France, et ce complice sera M. Thiers ; il n'a pu s'empêcher en effet de comprendre toute l'incertitude de son existence publique vis-àvis l'autorité royale, qui déjà a usé tant d'hommes encore moins dangereux que lui. Raisonnant alors avec son égoïsme, il a entrevu dans le désordre le seul moyen de soutenir sa fortune, en se rendant indispensable tour à tour au gouvernement et à la révolution, par sa rouerie si connue et si utile dans les temps orageux. ”
