Résumé

La voix du peuple aux funérailles de Napoléon (1840)

Un demisiècle de troubles et de combats s'est terminé par le règne des lois, de la justice, de la liberté politique, conquêtes moins éclatantes peut-être, mais aussi sublimes, trésors de la patrie que l'inconstance de la fortune ne saurait plus nous ravir. Ainsi la paix succède à la guerre au conquérant le monarque pacificateur; et par le génie de son Roi, la France, toujours honorée, n'aura fait que echanger de gloire.
XIII.
: Et celle-ci sera soude et durable, L'éclat des victoires brille et s'éteint ; les institutions de l'ordre et de la liberté sont éternelles.
Source : Gallica

La voix du peuple aux funérailles de Napoléon (1840)

Non ! la France ne sera point humiliée. Un prince qui connut aussi les émotions du champ de bataille et les amères douleurs de l'exil, un prince que nos hommages ont porté sur le trône en l'appelant Roi-citoyen est devenu le digne dépositaire de notre gloire; par lui le drapeau tricolore, ce brillant étendard des peuples, a remplacé l'antique bannière des rois ; cette colonne, où se lisent en spirale nos victoires immortelles, a retrouvé par ses soins l'image du héros, qui semble défendre et protéger la grande Cité.
Source : Gallica

La voix du peuple aux funérailles de Napoléon (1840)

Artistes, poètes, prenez vos lyres, et couronnez-vous de fleurs. Que les flammes des trépieds s'allument, que les trompettes sonnent, que les chants de la liberté nouvelle remplacent les vieilles hymnes de nos victoires. Que le canon retentisse, et que nos acclamations apprennent au monde si la France est ingrate envers ses héros.
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XVI.
Le siècle où brille et disparaît un grand homme ressemble à un océan qu'un vaisseau magnifique a sillonné. On admirait le navire, et l'on cherche vainement sa trace. Toi, Napoléon !
Source : Gallica

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