Bataille de Castiglione

Définition et enjeux

Antoine Guillois Napoléon, l'homme, le politique… (1889)

Le voici, ce récit de bataille de Castiglione; il est digne de la plume de Bossuet : « Pendant ce temps-là, l'intrépide Augereau marche sur Castiglione, s'empare de ce village. Toute la journée, il livre et soutient des combats opiniâtres contre des forces doubles des siennes. L'élite de l'armée autrichienne est là ; elle reçoit par trois fois de nouveaux renforts. Résistance vaine: elle est obligée d'abandonner le champ de bataille et de fuir devant nos impétueux soldats. »
Source : Gallica

Portrait de Charles Thoumas Charles Thoumas Autour du drapeau : 1789-1889… (1889)

« Vous êtes, lui dit-il, devant le général en chef de l'armée française; votre corps est coupé, c'est lui qui doit se rendre. Je vous accorde dix minutes pour mettre bas les armes. Si vous résistez, je ne fais de quartier à personne. » Une heure après, l'armée avait 3,000 prisonniers de plus, dus à la présence d'esprit de Bonaparte.
La bataille de Castiglione termina glorieusement cette campagne de six jours. Masséna à gauche, Augereau au centre, culbutèrent l'ennemi, tandis que Serrurier le prenait à revers sur la droite
Source : Gallica

Portrait de Edmond Auguste Texier Edmond Auguste Texier Chronique de la Guerre d'Italie (1859)

L'armée autrichienne, si fortement appuyée, pouvait en outre amener à chaque instant, à l'aide de ses chemins de fer, des munitions et des troupes fraîches de Peschiera, de Vérone et de Mantoue. Toute l'armée enfermée dans le quadrilatère pouvait donc se trouver sur le champ de bataille, et elle y était. Nos troupes, rangées en bataille en avant de Castiglione, avaient à rejeter l'ennemi, en parcourant une étendue d'au moins cinq lieues, et cette première besogne une
fois accomplie, à s'emparer de tous les mamelons à la baïonnette.
Source : Gallica

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