Isidore Mullois

Résumé

Isidore Mullois Histoire de la Guerre d'Italie (1859)

Il est mort glorieusement à la tête de sa division, après avoir pris à l'ennemi drapeaux et canons, après avoir exécuté, avec autant de bravoure que d'habileté, le mouvement qui décida du gain de la bataille.
L'Empereur a donné des larmes au capitaine intrépide, au serviteur dévoué, à l'ami qu'il perdait. Nos soldats l'ont pleuré aussi. Au moment où le glorieux cadavre qu'on ramenait en France traversait leurs rangs, officiers et soldats, cavaliers et fantassins, chasseurs et zouaves, résumaient
leur virile douleur en cette naïve et touchante expression : « Quel brave homme de moins ! »
Source : Gallica

Isidore Mullois Histoire de la Guerre d'Italie (1859)

La bataille de Magenta nous avait ouvert le chemin de Milan, capitale de la Lombardie ; aussi, le 7 juin 1859, l'Empereur avec le gros de son armée faisait son entrée à Milan.
L'enthousiasme de cette ville tenait du délire. Chaque balcon était pavoisé, de chaque fenêtre pleuvaient sur nos soldats des monceaux de fleurs.
Les maisons disparaissaient sous les tentures, les décorations, les drapeaux. Les femmes, les enfants se jetaient au cou de nos soldats; les familles riches les emmenaient dans leurs voitures. Tout le monde voulait héberger et fêter les vainqueurs de l'Autriche.
Source : Gallica

Isidore Mullois Histoire de la Guerre d'Italie (1859)

Le corps des officiers sardes, appartenant en grande partie à l'aristocratie piémontaise, est doué d'un grand courage : il avait vu que les officiers français ne se ménagent guère sur le champ de bataille, et il en a fait autant. Nous avons vu des officiers supérieurs charger à la tête de leurs colonnes comme de simples soldats, tomber, se relever, pour retomber morts : il y a eu un moment où les Français et les Italiens, à Solferino, se battaient pêle-mêle avec la même ardeur, le même courage et le même succès.
Source : Gallica

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