Casa Nova

Définition et enjeux

Gabriel Charmes Revue des Deux Mondes

Pour se rendre à la Casa-Nova, le couvent des Franciscains, dont la résidence est bien préférable à celle des hôtels, on traverse une série de rues étroites, mal pavées, où le pied des chevaux glisse à chaque pas. Comme ces rues sont presque toutes en pente, on n’y marche qu’avec une extrême difficulté. Celles qui avoisinent le marché ont assez d’animation ; les autres sont solitaires et paraissent enveloppées de tristesse. On peut se promener longtemps à Jérusalem sans rencontrer un seul monument qui repose les yeux, un seul objet qui les séduise.
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Portrait de Matilde Serao Matilde Serao Au pays de Jésus: souvenirs d'un voyage en Palestine

Mais, en général, les pèlerins préfèrent le grand et bel hospice des franciscains, Casa Nova, où l’hospitalité est exercée avec une noblesse touchante.
Il ne faut pas confondre Casa Nova où tous les touristes sont reçus, sans distinction, avec le couvent des franciscains du Saint-Sauveur, dont le prieur porte le titre de « Père gardien de la Terre Sainte et du mont Sion ». Personne n’y pénètre jamais, ni hommes, ni femmes. Les moines n’en sortent que pour accomplir leur œuvre de charité, professer dans les écoles et recevoir ceux qui se présentent à la porte de l’hospice.
Source : Gutenberg

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