MM. Gustave Doré et Ch. Davillier

Élements biographiques

MM. Gustave Doré et Ch. Davillier Le Tour du monde

Seulement, l’art de la tauromachie changea complétement de face : autrefois la noblesse seule figurait activement dans ces fêtes, et il suffisait, pour combattre le taureau, d’un cheval et d’une lance ; vers la fin du siècle dernier on commença à voir les picadores, puis les adroits banderilleros, les agiles chulos, et enfin l’espada, qui combattit le taureau à pied, face à face, sans autres moyens que son épée et sa muleta, petit morceau d’étoffe rouge qu’on appela aussi l’engaño, c’est-à-dire le leurre, la tromperie, parce qu’il est destiné à tromper l’attention du taureau.
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MM. Gustave Doré et Ch. Davillier Le Tour du monde

C’est pendant les chaudes et belles nuits du mois de juillet que nous aimions à errer au milieu de ces ruines sans égales, témoins de tant de scènes d’amour et de sang ; quand les rayons de la lune venaient glacer d’une lumière argentée la haute tour de la Vela ou les créneaux de la torre de Comarès qui se détachaient en dents de scie sur l’azur sombre d’un ciel étoilé, quand les hauts cyprès aux formes fantastiques projetaient au loin leurs grandes ombres comme autant de géants, alors nous nous attendions à voir se dresser devant nous les fantômes des anciens hôtes de l’Alhambra
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MM. Gustave Doré et Ch. Davillier Le Tour du monde

La fête commença par la course de taureaux ; les Abencerrages et les Zégris, jaloux de se surpasser, les combattaient avec un courage si téméraire que chacun en était effrayé : l’alcayde Alabez attira un taureau devant le balcon ou se tenait sa dame, la belle Cohayda, et appelant son page : « qu’on m’apporte, dit-il, la toque couleur d’azur que m’a brodée de ses mains la belle Cohayda, fille de Llegas Hamete ; si elle jette les yeux sur moi, aucun malheur ne s’aurait m’arriver. »
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