Louise Colet,
Les Derniers Marquis — Deux mois aux Pyrénées
“ Ces Égyptiens ou gitanos conservent leurs mœurs à part ; vêtus de haillons pittoresques, ils gardent sur leurs visages des signes indélébiles de race : teint cuivré, dents blanches, cheveux crépus, lèvres épaisses et des yeux noirs brillants comme des escarboucles. Les gitanos se répandent dans les campagnes, jettent des sorts à qui les repoussent, tirent des cartes, disent la bonne aventure et font de prétendus sortilèges. Les femmes tressent des paniers, des espadrilles et des nattes de jonc ; les hommes tondent les mulets et les chiens. ”
