Ernest Cœurderoy,
Jours d’Exil, tome II
“ Êtes-vous l’image de la Terre, de ses hautes montagnes, de ses vallées creuses, de ses ruisseaux d’argent, de ses vertes rivières, de ses plaines fertiles ? — Êtes-vous l’image du Ciel, des astres et de l’immensité ? — Pourrions-nous connaître leurs secrets si nous savions lire dans votre livre ouvert ? — Avez-vous, comme l’homme, deux faces et deux âmes : l’une, la bienheureuse, qui regarde le firmament, l’autre, l’infortunée, dont les yeux sont fixés sur notre petit monde ? — Êtes-vous le reflet de la neige qui se mire dans les cieux, ou le reflet des cieux qui se mirent dans la neige ?... ”
