Ernest Cœurderoy,
Jours d’Exil, tome I
“ Frappe le fer, ami, et que, plus rapides que mes heures de solitude, s’écoulent tes heures de travail ! L’Europe est peuplée ; et partout les muscles et le cerveau des hommes sont tendus sur la matière qu’ils animent. Pas un coin de terre vierge, pas une fissure de rocher qui ne soit explorée, pas un filet d’eau qui ne fasse tourner une roue d’usine. De toutes parts le métal fond et se tord, le marteau résonne, le charbon brille, la lime grince, le verre s’étend sur un enfer de feu. L’homme audacieux a sondé la virginité des abîmes de l’Océan et les mystérieuses solitudes de l’atmosphère. ”
