Ernest Cœurderoy,
Jours d’Exil, tome III
“ Pourquoi la souffrance de l’estomac, l’humiliation de l’intelligence et du cœur ? Pourquoi le long supplice de Caïn, la mort sanglante d’Abel ? Pourquoi le mal, le meurtre, la guerre ? Pourquoi l’outrecuidance du riche, la dépression du pauvre ! Pourquoi l’indigestion et la fringale ? Pourquoi la mort de l’homme par l’homme ?!... L’Enfer est sur la Terre ! Porte ta croix, ô prolétaire ; travaille, travaille ! Donne la riche écume de ton sang pour la mousse amère des boissons frelatées ; donne la fine fleur de ta vie contre la mouture de la farine, contre du pain noir ! ”
