Friedrich Melchior Grimm,
Correspondance littéraire, philosophique et critique
“ Ce qui a le plus choqué, c’est le rôle de Gessler. Il est absurde à force d’être méchant. Nous avons déjà remarqué qu’il était aisé de trouver dans la détestable politique d’Albert un motif suffisant de toutes les cruautés qu’il faisait exercer en Suisse. D’ailleurs, si M. Lemierre avait eu une étincelle de génie, il aurait senti que, pour rendre Gessler redoutable et terrible, il ne fallait presque pas le montrer dans la pièce. C’est la bonté qui rend le souverain, ou le ministre de la souveraineté, populaire et accessible ; la méchanceté ne se commet pas ainsi. ”
