Jean-Pierre Claris de Florian

Jean-Pierre Claris de Florian

Résumé

Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian Jean-Pierre Claris de Florian,  Guillaume Tell, ou la Suisse libre… (1820)

“ Gesler d'un mot peut me la ravir. Tu me montres cette chaumière, où mes pères depuis trois cents ans ont pratiqué la vertu; Gesler peut m'en arracher; et cet enfant que j'adore, cette portion de toi-même, qui, en s'emparant
de tout mon amour, le redouble cependant pour toi, cet enfant dépend de Gesler. Ma terre, ma femme, mon fils, jusqu'au tombeau de mon père, rien n'est à moi, tout est au tyran! L'air que nous respirons à son insu est un vol fait à sa puissance. O comble de l'ignominie! un peuple entier, une nation est soumise aux caprices d'un homme.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian Jean-Pierre Claris de Florian,  Guillaume Tell, ou la Suisse libre… (1820)

“ Dès demain, Gemmi, tu peux en répondre à ton père, deux cents hommes, braves, fidèles, animés de l'amour de la liberté, prêts à mourir pour la reprendre, et certains, avant de mourir, d'immoler des milliers d'esclaves, élèveront sur la place de Stantz le drapeau de la liberté.
Voici l'instant qu'attendait mon courage ; il n'était enchaîné que par Tell, que par les ordres sacrés de mon vénérable père. Mon père, mon ami, me rendent à moi, courons, volons à la victoire; elle est à nous, elle est certaine. Je brûle de me voir aux
mains avec le perfide Gesler.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian Jean-Pierre Claris de Florian,  Guillaume Tell, ou la Suisse libre… (1820)

“ Gesler les punirait comme un crime. Tous les yeux se reportent à terre; un morne silence règne dans le peuple; il gémit, il souffre et se tait.
L'espace est déjà mesuré par le farouche Sarnem; une double haie de soldats ferme de trois côtés cet espace. Le peuple se presse derrière eux; Gemmi, debout à l'extrémité, considère tous ces apprêts d'un œil tranquille et serein. Gesler, loin derrière Tell, se tient au milieu de sa garde, observant d'un air inquiet le silence morne du peuple; et Guillaume, entouré de lances, demeure immobile, les yeux vers la terre.
”
Source : Gallica

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