Eustace Clare Grenville Murray

Résumé

Eustace Clare Grenville Murray Un député de Paris (1876)

Votre plaidoirie est un chefd'œuvre. Vous avez appelé le coup d'État un crime, et vous avez bien fait. Serrez-moi la main.
Et, sincères, nerveuses, les félicitations succédaient aux félicitations.
La salle était transportée.
Ce fut en vain que les huissiers cherchèrent à faire faire silence ; le bruit était assourdissant.
Il faut avoir été témoin d'une scène pareille pour s'en faire une idée.
Au milieu de tout cela, calme comme un Dieu, Marouzé fendit la foule jusqu'à Horace, lui prit la main comme tout le monde, et lui dit : — Mon jeune ami, l'admiration ne connaît point d'adversaire
Source : Gallica

Eustace Clare Grenville Murray Un député de Paris (1876)

Il me semble que si j'étais homme, j'aimerais à faire de même. J'en vois beaucoup qui passent leur vie à essayer de s'amuser, ils ne me paraissent pas être aussi heureux que vous. Seulement, si j'étais homme et que quelqu'un m'aimât, il me semble que je m'en apercevrais et que je ne mépriserais pas cet amour. Car, voyezvous, nous autres femmes, nous n'avons à donner que notre cœur, et quand nous l'avons donné, si nous voyons que nous nous sommes trompées, notre vie est perdue pour toujours.
Horace ne savait ce que voulaient dire ces paroles.
Source : Gallica

Eustace Clare Grenville Murray Un député de Paris (1876)

Les mets étaient exquis, la conversation amusante, et les invités, qui, tous, avaient quelque valeur, traitaient Horace avec une déférence courtoise qui le flattait.
Jean Morel était là, avec un appétit d'enfer, qui allait bien avec sa passion pour le moyen âge, où, comme chacun sait, l'on mangeait comme des goinfres. Puis, il n'était pas fâché, le Champagne aidant, d'oublier un peu la scène sanglante de la matinée.
Il avait une horreur native pour l'effusion du sang, ce qui ne l'avait pas empêché d'aller lui-même, par deux
fois, sur le terrain et d'embrocher ses deux adversaires
Source : Gallica

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