Alfred Assollant,
Une Ville de garnison, par Alfred Assollant
(1865)
“ On tombe souvent, dans la vie ; il faut se relever et courir encore à l'assaut. Tant qu'on est vivant, il ne faut pas se laisser confondre et enterrer avec les morts. — Mais, dit Olivier, ne pensez-vous pas que la vie et la mort ne sont que des mots et non pas des idées opposées l'une à l'autre ? Qui peut dire où finit la vie, où commence la mort? La mort même existe-t-elle? — Parfaitement vrai, dit le vieillard. Non, la mort n'existe pas. On change d'organes, on se transforme, voilà tout. Ce sont les poëtes et les amateurs d'antithèses qui ont inventé la mort. ”
