Alfred Assollant

Alfred Assollant

Résumé

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Le vieux juge (1879)

Alors la tante Agathe a répondu en colère : « Le fils d'un pair de France n'est pas assez bon pour toi, peut-être ! Il te faudrait le fils d'un roi ! »
— Qu'est-ce que Claire a dit?
— Oh! elle n'est pas bête, la petite ! Elle a dit : « Ma tante, je ne veux ni pair de France ni roi, je veux quelqu'un qui me convienne et qui m'aime. » C'était bien parlé ça ! ajouta Miyon ; quand on se marie, c'est pour la vie, et ma foi, c'est ennuyeux d'avoir tous les jours, en face de soi une figure qui vous déplaît.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Le vieux juge (1879)

Est-ce que quelqu'un veut te tuer?
- Pas tout à fait, Miyon. Ou plutôt ça ne se fera pas
du premier coup ; mais, vois-tu, la tante Agathe est née pour mon malheur !
— Çà, dit Miyon, c'est vrai qu'elle n'a jamais fait le bonheur de personne. Depuis trente ans que je la connais, elle a toujours persécuté tout le monde, même le vieux monsieur Lempoigne, son mari, qui était pourtant un dur à cuire, et qui en avait vu de grises au temps du grand Napoléon. Mais qu'est-ce qu'elle te veut, la tante Agathe?
Source : Gallica

Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Le vieux juge (1879)

M. Chardon me regarda d'un air étonné et dit : — De quels jésuites parlez:-vous? Cuvier est un protestant; ce n'est pas un jésuite. C'est un fonctionnaire, un baron, un homme savant qui croit tout ce qu'il a intérêt à croire et qui se sert de ses croyances au profit de sa fortune, mais ce n'est pas à proprement parler un jésuite !
A mon tour, je vis bien que je ne l'entendais pas et je demandai : — De quelle révolution parlez-vous donc?
— De la vraie, Guy, de celle qui est le fondement de de toutes les autres!
Source : Gallica

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