Résumé

Jules David Les créanciers ; Les voisins. 1 (1841)

Seul, Emilien Dubourg hésitait encore. Allait-il perdre d'un coup toutes ses chances de vengeance, sur une invitation qu'on pouvait prendre pour une dernière raillerie? Alternativement, il porta son regard sur madame Jaumé, sur son mari, sur Sigismond et même sur Jérôme Bringuet, qui, dans ce morceau d'ensemble, faisait l'office du choeur obligé, et il ne fallut rien moins qu'un délicieux sourire et un délicieux coup d'oeil de la coquette pour faire tomber son irrésolution.
— Puisque tout le monde veut la paix, dit-il, faisons donc la paix.
Source : Gallica

Jules David Les créanciers ; Les voisins. 1 (1841)

Mme Jaumé ne vous aimera jamais, parce qu'elle en aime un autre.
— Allons donc ! dit Sigismond , se débarrassant par un brusque mouvement de la main d'Émilien qui pesait sur son épaule, et vous connaissez probablement l'heureux vainqueur, nommez le moi donc, mon cher monsieur! mais qui sait, c'est peut-être vous que je dois féliciter. Parbleu! madame Jaumé n'aurait pas pu faire un meilleur choix!... permettez-moi donc de vous saluer, triomphateur!...
Source : Gallica

Jules David Les créanciers ; Les voisins. 1 (1841)

Mieux que cela ! Quand je suis arrivé à la catastrophe finale qui a remis mon existence en question, à l'asphyxie de mes sangsues, il y a eu explosion de sympathie ; elle s'est récriée ; elle a ri aux larmes, et j'ai été obligé de la gronder doucement pour modérer ce rire délicieux qui, à force de gonfler convulsivement sa poitrine, devenait véritablement inquiétant.
« Mon cher monsieur Isidore, m'a-t-elle dit de cette petite voix caline qui vous remue le coeur de fond en comble, est-il possible que les bêtes aussi vous fassent défaut ? »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature