Résumé

Portrait de Amédée Achard Amédée Achard Maurice de Treuil, roman, première partie

Eh bien ! entre Sophie et Laure, si le mariage était une loi de ton organisation, je n’hésiterais pas à te dire : Prends Laure ! Si pauvre qu’elle soit, elle te fera plus riche et plus heureux que Sophie... C’est un vrai cœur de femme pétri dans le lait et le froment ; l’amour du bien et le sentiment du beau y vivent côte à côte, comme deux colombes sur un rameau fleuri.
— C’est vrai, c’est vrai, murmura Maurice.
— Tandis que tu travailleras dans ton atelier, elle travaillera, elle aussi... Tu as ta palette, elle a son piano.
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Portrait de Amédée Achard Amédée Achard Maurice de Treuil, roman, première partie

Un flot de sang jeune monta au cœur de Laure, qui respirait avec délices cet air enivrant. Elle entr’ouvrit les lèvres sous l’effort d’un soupir à demi étouffé, et la première, se tournant du côté de Maurice :
— Voilà que la carrière vous est ouverte, dit-elle, vous n’avez plus qu’à marcher.
— Et où irai-je ? demanda Maurice.
— Où vont le talent et la jeunesse, l’espérance et le travail.
— Vous croyez donc à tout cela ?... J’en ai vu beaucoup qui travaillaient en espérant ; j’en ai vu quelques-uns qui avaient, avec la jeunesse, quelque chose qui serait devenu du talent...
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M. Closeau du Tailli, fier de son succès, frappa le parquet du bout de sa canne. — J’ai dit un million, continua-t-il, et je le maintiens ; encore n’est-ce que pour commencer.
— Et comment appelez-vous ce million qui marche en éclaireur ? demanda Maurice.
— Ah ! voilà précisément où je vous attendais. Ce chiffre, — et il est respectable, vous en conviendrez, — vous fait redouter quelque affreuse douairière ornée d’une robe en soie puce et d’un carlin, ou quelque aventurière des pays étrangers que les hasards des voyages ont poussée à Marly, chez M. Sorbier.
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