“ Les huîtres de la famille Raton s’entr’ouvrirent. Il en sortit des poissons frétillants, tout joyeux de cette nouvelle transformation. Raton, le père, — un brave et digne turbot, avec des tubercules sur son flanc brunâtre, et qui, s’il n’eût eu face humaine, vous aurait regardé de ses deux gros yeux placés sur le côté gauche. ”
Raton
Définition et enjeux
Citations sur le raton
Louise Hameau, Mademoiselle Pourquoi (1890)
“ Un seul trouva grâce devant elle ; c'était un pauvre petit minet que des gamins avaient jeté un soir par-dessus le mur. Il n'était pas plus gros qu'un rat, ce qui lui valut sans doute le nom de Raton. Soigné, élevé à la cuisine avec toutes sortes de douceurs, M. Raton passa un beau jour au salon, où sa gentillesse, ses petites mines futées le firent admettre sans peine. ”
Album de l'histoire naturelle. Les Mammifères… (1903)
“ C'est lorsqu'il se livre ainsi à ces occupations divertissantes que le raton est le plus curieux et le plus gracieux à observer; tout son corps souple s'agite en mouvements harmonieux; ses pattes ont des gestes amusants et adroits; ses yeux brillent d'un éclat extrême; en un mot, il jouit complètement du plaisir de se mouvoir, si cher aux animaux de toute espèce. ”
“ Soudain la fée étend le bras, agite sa baguette, et aussitôt s’opère une nouvelle métamorphose. Si le père Raton reste rat, voilà dame Ratone changée en perruche. Rata en paon, Ratane en oie, et le cousin Raté en héron. Mais, toujours sa mauvaise chance, et, au lieu d’une belle queue d’oiseau, c’est une maigre queue de rat qui frétille sous son plumage ! ”
Eugène Scribe,
Bertrand et Raton, ou l’Art de conspirer
“ RANTZAU, avec dignité. Monsieur Burkenstaff. RATON. Je ne nomme personne. Dieu protège le roi ! mais pour la reine et pour le favori. ÉRIC. Y pensez-vous ! si l’on vous entendait ? RATON. Qu’importe ? je ne crains rien ! je dispose de huit cents ouvriers. Oui, morbleu, je ne suis pas comme mes confrères, qui font venir leurs étoffes de Paris ou de Lyon ; je fabrique moi-même, ici, à Copenhague, où mes ateliers occupent tout un faubourg ; et si l’on voulait me faire un mauvais parti, si l’on m’osait toucher à un cheveu de la tête... jour de Dieu !... il y aurait une révolte dans la ville ! ”
Pierre-Louis-Dominique Gautier de Saint-Paulet, Fables, par le Mis de Saint-Paulet (1857)
“ Un baiser par bouche jolie De préférence à Raton octroyé Fut pour Black grief d'amitié, Et plutard, dopee friandise De même à Black par privilège acquise, Fat pour Raton levain d'inimitié. De leurs jeux troublant l'innocence, Dès lors de crocs aigus Black trahit le secours Et trop spuvent sous pattes de velours De ses griffes Raton açcuse la présence. Leur cœur de fiel épais s'emplit incessamment ; De jour en jour le conflit s'envenime ; La guerre n'est bientôt plus faite à la sourdine, Mais sans nul masque, ouvertement, La dent mord ; la griffe déchire. ”
Justin Barthélemy de Beauregard, Morale amusante en actions et en apologues… (1867)
“ Seul, le raton, blotti derrière une cymaise, Peut échapper à ce carnage affreux. Concluez qu'on peut prendre à son aise; Et que, s'il est un nombre malheureux, Ce n'est pas plus le Nombre Treize Qu'un multiple de deux. ”
“ Entrons dans ce caravansérail, une sorte d’immense auberge, ouverte à tout venant. C’est là qu’est réunie la famille Raton, au complet. Suivant le conseil de la Fée Firmenta, elle s’est mise en voyage. Le plus sûr, en effet, c’était de quitter Ratopolis, pour échapper aux vengeances du prince, tant que l’on ne serait pas assez fort pour se défendre. Ratonne, Ratane, Ratine, Rata et Raté ne sont encore que de simples volatiles. Qu’ils deviennent des fauves, et il ne sera plus si facile d’en avoir raison. ”
Louisa May Alcott,
Les Quatre Filles du docteur March
(1868)
“ C’est là qu’elle enfermait ses papiers et quelques livres, pour les tenir hors de la portée de Raton et de monsieur son fils. Ayant comme elle des goûts littéraires très prononcés, ces deux rongeurs n’épargnaient pas les livres qui tombaient sous leurs dents aiguës. ”
Eugène Scribe,
Bertrand et Raton, ou l’Art de conspirer
“ RATON. À la reine-mère ! une pétition que je lui adresse au nom de mes confrères, parce que la reine-mère n’a rien à me refuser. Si tu avais vu, ma femme, comme elle m’a accueilli ce matin et en quelle estime je suis auprès d’elle !... MARTHE. Et qu’est-ce qu’il te reviendra de cela ? RATON. Ce qu’il m’en reviendra ! tu parles bien comme une femme, comme une marchande de soie qui n’entend rien aux affaires. Ce qu’il m’en reviendra ! (Il se lève et sort de son comptoir.) du crédit, de la considération... on devient un homme influent dans son quartier, dans la ville, dans l’état... ”
Eugène Scribe,
Bertrand et Raton, ou l’Art de conspirer
“ ÉRIC, vivement. De sa fille !... elle se marie ! RANTZAU, le regardant. Oui, sans doute ! au neveu du comte de Gœlher, notre collègue. ÉRIC. Elle se marie ! RATON. Qu’est-ce que cela te fait ? ÉRIC. Rien !... j’en suis content pour vous. RATON. Certainement, une belle fourniture ; d’abord les robes de noces et tout l’ameublement, en lampas, et quinze-seize, façon de Lyon, le tout sortant de nos fabriques : c’est fort, c’est moelleux, c’est brillant. RANTZAU. J’aperçois Falkenskield, il se rend au conseil. LA REINE. Ah ! je ne veux pas le voir. Adieu, comte ”
“ Ils ne peuvent avoir que de mauvais desseins. En effet, le prince Kissador est à leur tête, suivi de l’enchanteur, qui a quitté ses vêtements de guide. La famille Raton se sent perdue, à moins que ceux de ses membres qui ont des ailes ne s’envolent à travers l’espace. « Fuis, ma chère Ratine, lui crie son fiancé. Fuis !... Laisse-moi aux mains de ces misérables ! — T’abandonner... Jamais ! » répond Ratine. Et, d’ailleurs, c’eût été trop imprudent. Une flèche aurait pu percer la colombe, et aussi la perruche, le paon, l’oie, le héron. Mieux valait se cacher dans les profondeurs du sphinx. ”
Thomas Mayne Reid,
Les chasseurs de bisons ([3e édition…
(1878)
“ Lorsqu'on fait un bonnet avec la peau d'un raton, ce qui arrive fréquemment parmi les chasseurs et les habitants des frontières, on laisse pendre la queue en guise de panache. Cette coiffure est loin d'être disgracieuse. Sur quelques habitations, la casquette de fourrure de raton est le nec plus ultra de l'élégance parmi les jeunes trappeurs de ces forêts désertes. ”
Bénédict-Henry Révoil,
Voyage en Amérique ; Les chasseurs de bisons…
(1884)
“ La fourrure du raton a longtemps été un article recherché dans le commerce : on en faisait des chapeaux de feutre ; mais comme aujourd'hui on ne porte presque partout que des chapeaux de soie, la peau de l'animal a baissé de valeur. Le raton est un animal grimpeur de premier ordre. Il ne se sert pour cela que de ses ongles tranchants, et n'embrasse pas l'arbre comme le font les ours. Il a pour lieu de refuge un trou dans un arbre dont l'ouverture est ordinairement très élevée. Ces arbres à noeuds ne sont pas rares dans les grandes forêts vierges de l'Amérique. ”
Eugène Scribe,
Bertrand et Raton, ou l’Art de conspirer
“ Pour vous, mon jeune officier, qui dans cette occasion avez couru les plus grands risques... on vous doit quelque récompense. ÉRIC, avec franchise. Aucune ; car, je puis le dire maintenant à vous, à vous seul. (À demi-voix.) Je n’ai jamais conspiré ! RANTZAU, lui imposant silence. C’est bien ! c’est bien ! voilà de ces choses qu’on ne dit jamais après [35] . RATON, à part, tristement. Fournisseur de la cour ! MARTHE. Tu dois être content... c’est ce que tu désirais. ”
Bénédict-Henry Révoil,
Voyage en Amérique ; Les chasseurs de bisons…
(1884)
“ Ces habitudes de destruction sont cause que le raton se fait bon nombre d'ennemis, il lui est même difficile de compter ses amis. Ne détruit-il pas les lièvres, les lapins et les écureuils, quand il peut les attraper ? Ne dévore-t-il pas, le barbare ! tous les oeufs qui sont couchés par une mère imprévoyante au fond de son nid? Le raton ne dédaigne pas les coquillages : les moules d'eau douce, si abondantes dans toutes les rivières et sur le sable des lacs des Etats-Unis, forment une partie de sa nourriture ”
Denise Mon, Les berçeuses : nouvelles, contes & fantaisies (1881)
“ Lorsque chacun eut pris place, ce fut un silence de mort parmi eux, tant ils étaient marris de ce combat entre un des leurs et un être doué de puissances surnaturelles, auxquelles, à cette époque, chacun avait foi. Tout au haut d'un peuplier, un petit rossignol de murailles lançait à pleine gorge sa chanson alerte et courte. C'était Raton qui disait à son ami : Ne crains rien, courage, nous sommes là. Au moment où les deux combattants furent en présence, Arnold, au lieu du brillant de la lame de son ennemi, vit une buée blanche qui l'entourait et lui donnait une audace surhumaine. ”
Jean-Jacques Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique
“ Le Raton, animal fin et rusé, se rencontre dans chacun de nos bois. Il n’est pas un enfant, dans les États-Unis, à qui son nom ne soit familier. C’est un grand mangeur d’oiseaux de toute espèce ; il n’en épargne aucun de ceux qu’il peut capturer durant ses courses nocturnes, et se repaît avidement de leur chair. ”
“ D’ailleurs la fée Firmenta éprouve pour eux une véritable affection et ne doit pas leur épargner ses bienfaits. Seul, le cousin Raté a quelque droit de se plaindre, puisqu’il n’est pas arrivé à une métamorphose complète. Il ne peut se résigner, et cette queue de baudet fait son désespoir. En vain veut-il la dissimuler... Elle passe toujours ! Pour ce qui est du bonhomme Raton, il sera rat pendant toute sa vie, en dépit de la duchesse Ratane, qui lui reproche sans cesse son refus inconvenant de s’élever jusqu’au rang des humains. ”
“ I Lettrine Il y avait une fois une famille de rats, composée du père Raton, de la mère Ratonne, de leur fille Ratine et de son cousin Raté. Leurs domestiques, c’étaient le cuisinier Rata et la bonne Ratane. Or, il est arrivé à ces estimables rongeurs des aventures si extraordinaires, mes chers enfants, que je ne résiste pas au désir de vous les raconter. Cela se passait au temps des fées et des enchanteurs, — au temps aussi où les bêtes parlaient. C’est de cette époque que date, sans doute, l’expression : « Dire des bêtises. » ”
Hippolyte-Adolphe Taine, La Fontaine et ses fables (3e éd… (1861)
“ Raton avec sa patte D'une manière délicate Écarte un peu la cendre, et retire les doigts, Puis les reporte à plusieurs fois, Tire un marron, puis deux, et puis trois en escroque. (La Fontaine, IX, XVII.) Bertrand les croque, et Raton d'ordinaire n'est pas une dupe, mais un fripon. L'ours est le seigneur rustre, et l'on n'a qu'à le voir se tourner pour s'en convaincre. Il est bien fourré, sans doute, et en riche homme, largement et chaudement habillé. Il est muni de dents magnifiques, et étouffe parfaitement son ennemi entre ses bras. ”
Charles John Cornish,
Les animaux vivants du monde : histoire naturelle illustrée d'après la photographie directe…
(1930-1931)
“ Un raton du Jardin zoologique lavait même tellement ses petits quand ils étaient nés, qu'ils mouraient tous. Le raton habite l'Amérique, du Canada au Paraguay. Il a la taille d'un renard ordinaire, mais il est court et massif. Agité, fureteur, curieux, c'est une bête tout à fait fâcheuse pour les fermes et les poulaillers auprès desquels il vit. Il tue les volailles, mang e les œufs, chipe les fruits; quand on l'attaque, il feint d'être mort, avec toute l'opiniâtreté de l'opossum. Il aime beaucoup le poisson. ”
Eugène Scribe,
Bertrand et Raton, ou l’Art de conspirer
(1833)
“ Je lui ai fait dire de m'apporter les étoffes que je lui avais commandées, et il a dû me comprendre; car à présent notre sort, nos intérêts sont les mêmes : c'est de notre commun accord que dépend le succès. UN HUISSIER DE LA CHAMBRE, entrant. Messire Raton Burkenstaff, le marchand, demande à présenter des étoffes à votre majesté. LA REINE, vivement. Qu'il entre! qu'il entre! SCENE IL LA REINE, RATON; MARTHE, portant des étoffes sous son bras; L'HUISSIER, qui reste au fond. RATON. Tu vois, femme, on ne nous a pas fait faire antichambre un seul instant; à peine arrivés, aussitôt introduits. ”
Henry Crosnier de Varigny,
Histoire et moeurs des animaux…
(1904)
“ Pendant l'hiver, le Raton dort : il pratique l'hibernation ; mais une hibernation intermittente, avec sommeil peu profond. Il se cache dans un terrier abandonné ou dans un tronc creux, et dort jusqu'au printemps avec des réveils occasionnels. Sa fourrure est épaisse et sa physionomie curieuse. Il amuse par ses gestes; il est comique et gracieux à la fois. La femelle donne naissance à des portées comprenant de 3 à 6 jeunes: ceux-ci naissent aveugles et n'ouvrent les yeux que vers le vingtième jour. ”
Auguste Ménégaux, La vie des animaux illustrée (1903)
“ A cause de sa gentillesse et de la facilité qu'on a de se le procurer, c'est un des habitants ordinaires d'une ménagerie. Il se reproduit en captivité. Usages. — Le Raton est d'un bon rapport pour le chasseur, car sa viande est très estimée par les Peaux-Rouges, les nègres et les blancs, et sa fourrure très recherchée partout. Jadis, dans les États et la vallée du Mississipi, elle servait d'objet d'échange courant, c'était une sorte de monnaie de la valeur d'un quart de dollar. Avec les jarres, on fait de bons pinceaux; avec le duvet, des chapeaux, et avec la queue, des boas pour les dames. ”
Jules Pizzetta, Dictionnaire populaire illustré d'histoire naturelle… (1905)
“ Le Raton laveur doit son nom à la singulière habitude qu'il a d'immerger sa proie dans l'eau avant de la dévorer. — Le Raton crabier (P. cancriuortts) , est un peu plus grand que le précédent; son pelage est fauve, brun noir sur la tête et le dos, avec une tache blanche au milieu du front; sa queue ne présente que huit ou neuf anneaux, alternativement noirs et gris. — Le Raton crabier a les habitudes de l'espèce précédente; seulement il recherche les crabes et les petites tortues d'eau douce qu'il pêche très adroitement. On mange la chair du Raton, assez délicate chez les jeunes ”
Paulin Deslandes, Bertrand, c'est Raton, vaudeville en 1 acte… (1854)
“ DUPERRIER. Allons, viens, ma fille, allons rejoindre M. Bertrand. COLOMBE, bas, riant. Je t'en prie, petit père , laisse-moi seule avec ce pauvre monsieur Raton, il a l'air si simple. RATON. L'houppelande fait son effet. Ils sont saisis. DUPERRIER; bas, à Colombe. Eh bien! c'est ça, reste. Nous allons parler affaires avec M. Bertrand. Ainsi, il te plait?.. COLOMBE. Dame! il ne me déplaît pas, mais,.. DUPERRIER. C'est tout ce qu'il faut pour un mari. (A Raton.) Monsieur, je voudrais parler à. RATON. A mon commis? Je vais aller le chercher. ”
“ Quoi qu’il en soit, tout rat qu’il est, c’est un riche seigneur. Comme sa femme n’eût point consenti à habiter son vieux fromage de Ratopolis, c’est dans une grande cité, la capitale d’un pays encore inconnu, qu’il occupe un palais somptueux, sans en être plus fier pour cela. La fierté, ou plutôt la vanité, il la laisse à dame Ratonne, devenue duchesse. ”
Paulin Deslandes, Bertrand, c'est Raton, vaudeville en 1 acte… (1854)
“ COLOMBE, se levant. Quel cœur ! RATON, en colère. Ah çà, vous me faites causer, et Bertrand va bougonner, car c'est mon commis qui est le maître ici. COLOMBE, à part (1) . Oh! comme on méconnaît cet homme!.. et on veut lui voler sa clientèle. oh! non. (Haut.) Monsieur Raton, il faut vous marier aussi.. RATON. Merci! vous ne savez pas qu'il faudrait qu'une femme me dise. Mademoiselle une telle, a l'honneur de vous demander en mariage, et les 4 R. C. fermes ont si chipies! ”
Album de l'histoire naturelle. Les Mammifères… (1903)
“ Tel est le raton, qui n'est guère plus gros qu'un renard. Il est revêtu d'un pelage gris, doux et laineux, à demi caché sous de longs poils raides, noirs ou blancs, qui forment des taches irrégulières; il est plantigrade lorsqu'il marche lentement et digitigrade quand sa course augmente de vitesse. Il témoigne d'un goût prononcé pour l'eau, dans laquelle il aime à tremper ses aliments avant de les consommer; il boit aussi largement, mais en état de captivité préfère les boissons fermentées dont il fait volontiers abus. Il se nourrit de végétaux et surtout d'huîtres et de crabes ”
Eugène Scribe,
Bertrand et Raton, ou l’Art de conspirer
(1833)
“ JEAN et SES COMPAGNONS, ERIC; MARTHE, entrant la première et s'élançant vers son fils qu'elle embrasse; RATON, entouré de tout le peuple; RANTZAU, CHRISTINE, FALKENSKIELD, GOELHER: derrière eux, KOLLER ; et au fond, PEUPLE, SOLDATS, MAGISTRATS. GENS DE LA coun. MARTHE, embrassant Eric. Mon fils!. blessél il est blessé! - ÉRIC. Non, ma mère, ce n'estyien, (Elle l'em- brasse à plusieurs reprises, tandis que le peuple crie : Vive Raton Burkenstaff!) RATON. Oui, mes amis, oui, nous avons enfin réussi ”
