Résumé

Jean Veber Les Veber's Les Veber's Les Veber's (1895)

Ève alla, toute pensive, vers l'arbre, tâta les pommes, prit la plus mûre, mordit dedans; elle trouva le fruit si bon qu'elle songea un instant à le manger toute seule. Mais le serpent lui avait dit que c'était mauvais pour la santé ; elle porta le fruit à Adam. Ils se mirent à le manger chacun par un côté ; au bout de quelques secondes, leurs lèvres se rencontrèrent. Adam murmura : « Appelle-moi Serge ». Ève soupira: « Appelle-moi Albine ». Et ils se firent subir les premiers outrages. Or les animaux s'étaient mis à les regarder, curieusement ; des instincts s'éveillèrent en eux.
Source : Gallica

Jean Veber Les Veber's Les Veber's Les Veber's (1895)

J'ai déjà l'armée pour moi, puis le sang robuste des campagnes. Passons au sang parisien, ce sang où il circule du salpêtre, selon l'expression de Coppée.
— Ce gros cheval d'omnibus?.
— Un cheval d'omnibus, vous l'avez deviné : vous avez déjà le coup d'œil du propriétaire. Eh bien, dans cette staël, c'est Napoléon, notre autre étalon ; il relayera Louis XIV.
— Ne craignez-vous pas qu'il ne soit affligé de la morve?
- Je puis dire qu'on me l'a donné, aussi n'ai-je pas regardé en la bouche. Quand il aurait un peu de morve, voilà-t-il pas une tare! Nous avons tous passé par là!
Source : Gallica

Jean Veber Les Veber's Les Veber's Les Veber's (1895)

Quelques-uns de mes confrères ont signé une pétition humide de larmes : ils réclamaient que l'on fit cesser les courses de taureaux qui ont lieu dans le Midi. Nous avons refusé d'apposer nos griffes au bas du placet. Nous aussi, nous sommes sensibles à la pitié et nous ne voulons pas nuire aux toréadors en demandant la suppression de leur industrie. Il faut que tout le monde vive ; mais, si tout le monde ne peut pas
vivre dans le même temps et sous le même rapport, ne vaut-il pas mieux laisser tuer des taureaux et des chevaux fourbus, que de réduire les toréadors à mourir de faim?
Source : Gallica

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