Résumé

Portrait de Willy Willy Souvenirs littéraires... et autres

Quelqu’un qui va être encore plus heureux que moi, c’est Lucy Arbell.
J’aurais préféré ne pas la voir, car, en bonne justice, cette Dulcinée caverneuse ne pouvait m’être très reconnaissante d’avoir écrit dans l’Echo de Paris : « On dirait qu’elle chante dans un verre de lampe ». Mais le moyen de résister ! Le compositeur et Gunsbourg me charrièrent vers le canapé où chacun portait à la triomphatrice sa gerbe d’éloges ; Massenet s’écria, non sans emphase :
— Chère amie, je vous présente le critique musical le plus érudit, le plus impartial, le plus...
Source : Gutenberg

Portrait de Willy Willy Souvenirs littéraires... et autres

« ... A la répétition générale de La fille-aux-mains-coupées, comme Francisque Sarcey riait insolemment, aux fauteuils d’orchestre, un jeune homme de forte corpulence, le poète oublié Saint-Paul Roux, enjamba le parapet des premières galeries et, se suspendant au-dessus de la tête de l’infortuné critique, il se mit à vociférer : « Monsieur, si vous continuez de rire ainsi, je me laisse tomber sur vous... »
Enthousiasmée par cet héroïsme (sans péril) , la foule cracha contre le philistin Sarcey d’effroyables malédictions qui semblaient l’amuser infiniment et auxquelles je ne pris aucune part.
Source : Gutenberg

Portrait de Willy Willy Souvenirs littéraires... et autres

« Il aime la musique comme une femme ».
Cette phrase est exacte, à condition de regarder « une femme » non comme un nominatif, mais comme un accusatif. Justement parce que je l’aimais, je bataillais — in illo tempore — contre l’engouement dont bénéficiait le truqueur de Thaïs, j’enrageais de voir César Franck s’user à donner des leçons de piano, tandis que la moindre mélodie de Massenet, éditée chez Heugel, lui rapportait autant de revenus qu’une ferme en Beauce.
Source : Gutenberg

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