Fernand Fleuret

Fernand Fleuret

Résumé

Portrait de Fernand Fleuret Fernand Fleuret La boîte à perruque (1935)

Le vent soulève la gan-doura... Comme suscités par une incantation magique, naquirent autour d'elle et pour moi des gazelles, des biches, des bananiers, des cases de roseaux, des porteurs de palanquins et de jeunes indiennes à peine drapées, tout environnées de colombes, de singes et d'oiseaux de paradis. Car elle était, elle est toujours la Poésie même, la Poésie naïve et spontanée. Que je l'aurais voulu voir avec un chapeau de Manille, une robe de soie puce, des gants de filoselle et une guitare !...
Quand on lui eut dit que le nouveau visiteur était poète, elle fit amitié avec lui.
Source : Gallica

Portrait de Fernand Fleuret Fernand Fleuret La boîte à perruque (1935)

Mais, me dit Bofa, personne n'arrive à se traduire intégralement, selon une sincérité absolue. Que reste-t-il, selon lui, de toute l'oeuvre de Rembrandt, sinon les pèlerins d'Emmaüs et quelques petites eaux-fortes...? « Que restera-t-il de votre Ronsard, me disait Salomon Reinach ? — Quinze cents vers, répondis-je, et n'en resterait-il que cinq cents, que ce serait déjà fort beau pour la Postérité. » Quelques jours seulement dans sa vie, et parfois une heure, un homme est visité par un Dieu et cela suffit pour son immortalité.
Source : Gallica

Portrait de Fernand Fleuret Fernand Fleuret La boîte à perruque (1935)

Aimer, voyager, mêler l'amour à la mer, c'est à peu près toute son oeuvre et toute sa vie. C'est aussi pourquoi nous retrouvons Taïa dans une île de cette Polynésie où il aime porter son rêve et son désir du lointain.
Pourtant, le poète n'a pas seulement rêvé devant ses cartes, ses mappemondes, ses navires et ses relations de voyages. Il a visité l'Egypte, parcouru à pied l'Italie, à l'image de son Vagabond sentimental et connu à Londres cette tragique et mystérieuse Eléonore qui fut la fille de Marie Vetsera.
Source : Gallica

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