Résumé

Wagner et la France : [exposition… (1983)

Au fond, la meute n'a qu'un gibier, et ce n'est ni Berlioz, ni même Wagner : c'est l'Art. L'Art, voilà ce qui la fait baver de rage, crier de peur, hurler d'angoisse. Épiciers de la littérature ou charlatans de la musique, ils souffrent le martyre chaque fois qu'une oeuvre paraît, vraiment libre et virile. Tout artiste les gêne, les bouscule, les soufflette, par le seul fait de son existence, et cela quel qu'il soit – jeune ou vieux, simple ou complexe, romantique ou réaliste. Barbey d'Aurevilly ou Zola – Manet, Roll ou Rodin – Hector Berlioz ou Richard Wagner.
Source : Gallica

Wagner et la France : [exposition… (1983)

Je n'ai voulu en aucune façon représenter exactement la scène de l'opéra de Wagner. J'ai négligé volontairement le décor avec le château magique, le costume de Parsifal et tous autres détails se rapportant d'une façon trop absolue au livret de l'Opéra. J'ai voulu généraliser et comme symboliser l'idée même de la scène. L'être épris de l'idéal, les yeux fixés vers son but, marche à travers la vie, presque sans s'apercevoir des tentations, sans entendre les voix qui l'appellent au dehors de sa route.
Source : Gallica

Wagner et la France : [exposition… (1983)

De Wagner, Renoir goûtait – comme Cézanne mais mieux et plus savamment – la musique, sans qu'il se soit laissé jamais imposer le cérémonial où on l'emmurait. Renoir aimait trop les hommes et les oeuvres pour eux-mêmes et sans rien de ce qui croît dessus pour les défigurer. Et trop le naturel. Il pouvait se plaire aux Maîtres Chanteurs, à l'Or du Rhin et trouver insupportable de ne les pouvoir écouter que dans l'obscurité. Renoir prétendait même avoir plus d'une fois, en pleine représentation de Bayreuth, d'impatience, frotté une allumette.
Source : Gallica

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