Résumé

Henri de Curzon L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes

Il n’est pas seulement logique, il est bon de terminer sur Parsifal une étude de l’interprétation des œuvres de Richard Wagner ; car nulle ne symbolise mieux que celle-ci les qualités que le maître demandait à ses interprètes : la sincérité et l’abnégation. C’est elles qu’il convient de mettre en tête de toutes : il faut vivre ces drames ; il faut pénétrer ces âmes ; il faut répudier tout désir d’effet personnel ; il faut enfin garder constamment dans l’esprit le mot de Kundry, — qui devrait être la devise de tout véritable artiste, — ce mot de ferveur et de foi : servir !...
Source : Wikisource

Henri de Curzon L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes

Quelle profonde incarnation du personnage ne donnait-il pas ? Comme on sentait bien, avec lui, que le malheureux Siegmund est le jouet d’une destinée qu’il ignore ! Quelle joie de vivre et d’aimer, quel enthousiasme, chez le fils de Wotan, que ce dieu borné sacrifie si délibérément et comme par dépit de son erreur ! Un critique peu suspect de wagnérisme, Heugel, résumait son jugement par ces mots : « Van Dick ne sacrifie rien à son succès personnel et interprète l’œuvre pour elle-même. C’est un artiste qui ne trahit pas. »
Source : Wikisource

Henri de Curzon L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes

Puis c’était Delmas, plein d’autorité calme, superbe de voix et de caractère dans le Roi. Malheur à l’interprète qui ne sait pas maintenir à son rang suprême ce rôle en apparence secondaire : il fausse toute l’harmonie de l’ensemble. C’est une crainte qui ne venait jamais à la pensée avec un pareil artiste. On citera encore, au moins pour leur prestance et leur voix, Plançon et Édouard de Reszke ; on appréciera surtout le style large et sérieux d’André Gresse, le fils, qui en somme, après Delmas, reste le principal et le meilleur interprète de Henri l’Oiseleur.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature