Henri de Curzon

Élements biographiques

Henri de Curzon,  Documents inédits sur le Faust de Gounod (1912)

“ En vain se découvrent des horizons nouveaux, en vain les concurrences les plus transcendantes s'élèvent, en vain, chose plus grave, des remaniements veulent être essayés, d'une utilité contestable, dans la mise en scène de l'oeuvre même et son exécution musicale, le public semble ne s'apercevoir de rien : sa faveur reste la même. En somme, Faust n'empêche pas les autres succès, mais il n'en souffre jamais. Tout au plus, cède-t-il la première place à la pièce nouvelle, à la reprise sensationnelle, si celle-ci est un vrai succès. ”
Source : Gallica

Henri de Curzon,  L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes

“ Il n’est pas seulement logique, il est bon de terminer sur Parsifal une étude de l’interprétation des œuvres de Richard Wagner ; car nulle ne symbolise mieux que celle-ci les qualités que le maître demandait à ses interprètes : la sincérité et l’abnégation. C’est elles qu’il convient de mettre en tête de toutes : il faut vivre ces drames ; il faut pénétrer ces âmes ; il faut répudier tout désir d’effet personnel ; il faut enfin garder constamment dans l’esprit le mot de Kundry, — qui devrait être la devise de tout véritable artiste, — ce mot de ferveur et de foi : servir !... ”
Source : Wikisource

Henri de Curzon,  L’Œuvre de Richard Wagner à Paris et ses interprètes

“ Quelle profonde incarnation du personnage ne donnait-il pas ? Comme on sentait bien, avec lui, que le malheureux Siegmund est le jouet d’une destinée qu’il ignore ! Quelle joie de vivre et d’aimer, quel enthousiasme, chez le fils de Wotan, que ce dieu borné sacrifie si délibérément et comme par dépit de son erreur ! Un critique peu suspect de wagnérisme, Heugel, résumait son jugement par ces mots : « Van Dick ne sacrifie rien à son succès personnel et interprète l’œuvre pour elle-même. C’est un artiste qui ne trahit pas. » ”
Source : Wikisource

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