Résumé

Henri de Curzon Documents inédits sur le Faust de Gounod (1912)

En vain se découvrent des horizons nouveaux, en vain les concurrences les plus transcendantes s'élèvent, en vain, chose plus grave, des remaniements veulent être essayés, d'une utilité contestable, dans la mise en scène de l'oeuvre même et son exécution musicale, le public semble ne s'apercevoir de rien : sa faveur reste la même. En somme, Faust n'empêche pas les autres succès, mais il n'en souffre jamais. Tout au plus, cède-t-il la première place à la pièce nouvelle, à la reprise sensationnelle, si celle-ci est un vrai succès.
Source : Gallica

Henri de Curzon Documents inédits sur le Faust de Gounod (1912)

FAUST. Comment ?
WAGNER. Je me fais soldat !
FAUST. Toi ?
WAGNER. Je pars aujourd'hui même avec un hardi compagnon, qui se nomme Valentin et qui a déjà fait deux campagnes; quant à Siebel...
FAUST. Eh bien ?
WAGNER.
Le pauvre garçon n'ose pas vous le dire; mais s'il montre peu de goût pour la théologie, cela tient à ce qu'il est amoureux.
FAUST. Amoureux ?
SIEBEL.
Hélas, oui !... De la soeur de ce Valentin dont il vous parlait tout à l'heure.
Source : Gallica

Henri de Curzon Documents inédits sur le Faust de Gounod (1912)

Et la scène continue ainsi :
48 DOCUMENTS INÉDITS
FAUST. Oui.. . mon coeur se souvient !... Mais suis-moi ! .. l'heure passe !...
MARGUERITE.
Pourquoi détournes-tu les yeux ? Embrassez-moi, Seigneur! ou bien je vous embrasse ! ... Oh ! Dieu !... ta lèvre est froide et ton baiser de glace !...
FAUST.
Viens ! viens ! quittons ces lieux ! Hâtons-nous le temps presse ! L'aube blanchit les cieux Et l'échafaud se dresse ! Voici l'horrible instant : Tu peux encor me suivre ! Fuis la mort qui t'attend !... Marguerite, il faut vivre !... O nuit d'épouvante !
Source : Gallica

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