Résumé

A. Barine La Légende de Faust

FAUST. — C’est mieux que les autres, mais c’est encore trop lent pour moi. Va-t’en.
Ainsi de suite, jusqu’à l’arrivée de Méphistophélès, qui déclare être aussi rapide que la pensée humaine. Faust lui donne rendez-vous la nuit suivante pour conclure un pacte.
Au second acte, Faust est de nouveau seul. Les démons de l’avarice, de la volupté, de l’orgueil et des autres péchés capitaux viennent le tenter. Il les chasse honteusement. Ce qu’il veut, c’est savoir : — Méphistophélès aura-t-il le pouvoir de remplir le vide intérieur dont je souffre?
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A. Barine La Légende de Faust

Lorsqu’un homme de génie s’empare d’une légende populaire, la transforme et en tire un chef-d’œuvre, il arrive souvent que la légende ne survit pas à ce glorieux enfantement : elle se dessèche et meurt, comme une plante épuisée par une dernière et magnifique floraison. Il n’en a pas été ainsi pour la légende de Faust. Elle a subsisté, en Allemagne, à côté du poème de Goethe. Elle y a conservé, sous sa forme primitive de conte bleu et de drame populaire, son empire sur les imaginations.
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A. Barine La Légende de Faust

La légende de Faust s’est formée de ces élémens si divers, comme le génie de l’Allemagne moderne, et en même temps que lui. Ce rapprochement nous livre peut-être le secret de sa faveur persistante. Chaque peuple a dans son histoire une époque décisive où son génie prend sa forme définitive. Pour l’Allemagne, cette époque se place dans la période qui a suivi la grande impulsion donnée par la réformation et la renaissance et qui a précédé l’effondrement de la guerre de trente ans, c’est-à-dire exactement au moment où la tradition qui nous occupe se définissait et se complétait.
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