Résumé

Charles Laval La Liberté des théâtres au point de vue de la province (1864)

Messieurs, s'il en était ainsi, que votre désir fût de revenir au régime du passé, je me verrais forcé de reproduire cette phrase d'un homme d'État qui, quoique peu sympathique à la chose publique, a dit dans un de ses discours : « Le peuple est et sera toujours le peuple ; travaillez dans ses intérêts, vous en faites un ingrat. Ce qu'on acquiert aujourd'hui pour lui, il ne saura pas le conserver demain. »
Source : Gallica

Charles Laval La Liberté des théâtres au point de vue de la province (1864)

Ayant dans les mains tous les pouvoirs que lui confère le décret du 6 janvier, elle peut aussi largement que justement en user; ce faisant, l'art lui devra sa régénération, l'auteur le moyen de se produire, l'artiste sa dignité, et la juste répartition de son labeur, dont on l'a frustré depuis si longtemps.
Que la société qui prétend faire vivre et soutenir un genre si dispendieux, et dont les ressources ne furent jamais en rapport avec les dépenses, reconnaisse qu'il lui faut s'imposer des sacrifices
Source : Gallica

Charles Laval La Liberté des théâtres au point de vue de la province (1864)

Quatre dimanches dans un mois, prenez-en deux exclusivement composés d'opéra et les deux autres de drame et vaudeville, essayez-en pendant seulement trois mois, vous verrez la différence des recettes ; le problème sera bientôt résolu.
Si l'on accuse l'art de tomber en décadence, donc, à qui la faute ? Ce n'est point au défaut de goût du public, mais à cette double exploitation des deux genres réunis dans la même main.
Le décret du 6 janvier 1864 vous fait donc aujourd'hui, messieurs les artistes, les libres arbitres de votre cause. — Marchez, mais marchez seuls
Source : Gallica

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